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Postée le: 
10/04/2014

 

Professeur Mazières, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Interne en 71, agrégé en 1980 et professeur à la faculté de médecine de Toulouse (université Paul Sabatier), j’ai été Chef de service de Rhumatologie du CHU à l’hôpital de Rangueil en 1988, puis à l’hôpital Larrey, Directeur de pôle « Institut locomoteur » en 2000. J’ai également été président de la Société Française de Rhumatologie en 2003. Je définis et j’anime des formations DPC pour médecins au GEMA depuis quelques années.

Mais ce que je retiens de toute ma carrière professionnelle, c’est que la chance de ma vie a été la triple mission qui m’a été donnée depuis la loi Debré en tant qu’hospitalo-universitaire: Soigner- Chercher – Enseigner.

Vous êtes expert au GEMA sur les thématiques du genou et de l’épaule. Quels sont vos objectifs pour ces formations ?

Même si j’accueille des médecins rééducateurs et autres spécialistes, je souhaite m’adresser en priorité aux médecins généralistes car avec la complexification de la médecine et tous les progrès techniques connus ces dernières années, on arrive à la nécessité d’une nouvelle façon d’exercer. Je pense qu’être généraliste aujourd’hui est plus compliqué que dans les années 50. Quels examens complémentaires demander, dans quel ordre? Quand envoyer un patient à un spécialiste ?

J’ai fait beaucoup d’EPU où des spécialistes s’adressent à des spécialistes. L’objet ici n’est pas une histoire de spécialiste. La rhumatologie est une discipline très clinique basée sur deux choses importantes qui sont l’anatomie et la sémiologie.  Ainsi, si les bases sont communes, un patient qui vient voir son généraliste parce qu’il a mal au genou n’a pas mal à l’épaule et vice–versa. Il y a bien nécessité d’une démarche diagnostique différente et c’est pour cela que j’ai proposé une formation spécifique à chaque articulation.
Un peu à la façon d’un cycle, les médecins peuvent suivre la formation sur chacune des articulations ou encore venir pour une articulation choisie. Le genou et l’épaule sont les premières articulations que j’ai retenues car leurs pathologies sont des problèmes rencontrés très fréquemment par les généralistes.

Ma philosophie est de partir de la situation qu’ils rencontrent dans leur cabinet et de la développer.
Le format du DPC sur une journée en petit groupe d’une vingtaine de personnes est particulièrement adapté aux échanges et à cette approche très pragmatique. Ces formations se passent dans une convivialité très agréable.

Quelles sont les dernières évolutions importantes en matière de rhumatologie que vous pouvez partager avec vos confrères ?

La médecine a connu de profondes évolutions ces dernières décennies mais pour la rhumatologie je pense à deux révolutions majeures : le développement de l’imagerie médicale avec d’abord le scanner puis et surtout l’IRM.
Cela pose le problème des nombreuses possibilités d’examens complémentaires : comment gérer ces examens avec parfois la pression des demandes du patient ? Comment les choisir, les trier ?
La deuxième révolution est thérapeutique, elle concerne l’arrivée des biothérapies dans le champ des maladies ostéo-articulaires.

Vous êtes médecin en exercice et vous souhaitez en savoir plus sur les formations DPC indemnisables en rhumatologie:
Docteur, j’ai mal au genou. Prochaine formation : Lyon le 26 avril
Docteur, j'ai mal dans toutes mes articulations. Et si c'était un rhumatisme inflammatoire ?

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